Le Baromètre OSAD 2026 est le premier état de l'art sur la fiabilité éditoriale et le risque réputationnel des contenus d'information et de marque en France, à l'heure où l'IA générative s'installe dans les chaînes de production. 107 pages, quatre parties, vingt-et-un chapitres. Il se consulte en ligne, dans son intégralité, en bas de cette page.
Pourquoi cette étude existe
Le risque informationnel est bien cartographié du côté des médias. L'érosion de la confiance, la fragilité du modèle de la presse, la difficulté à retenir l'attention se mesurent chaque année. Ce terrain est balisé.
L'angle mort est ailleurs. Il concerne celles et ceux qui produisent de l'information sans être des médias : les marques, les institutions, les agences. Leur réputation n'a rien d'un actif secondaire, et ce qui la menace au quotidien n'est presque jamais étudié. Le post hebdomadaire, le visuel, la présentation, le communiqué diffusé un peu trop tôt avec une donnée pas tout à fait à jour. C'est ce risque éditorial du quotidien que le baromètre documente (chapitre 2).
Ce que contient l'étude
Partie I, pourquoi cette étude. Le constat de départ, l'angle mort des marques et des institutions, la place prise par l'IA générative dans les chaînes éditoriales, le cadre conceptuel et les définitions, puis la méthode.
Partie II, les résultats. Qui produit l'information, à quelle fréquence ces professionnels manient des chiffres, où ils se situent dans la chaîne éditoriale, ce qui coince au moment de boucler, comment ils vérifient, ce qui se passe quand un contenu dérape, comment ils perçoivent le risque, et avec quels outils ils travaillent.
Partie III, interprétation. Le croisement du quantitatif et du qualitatif, la valeur perçue d'une vérification avant diffusion, l'économie de la fiabilité, trois profils cibles, et les enseignements stratégiques.
Partie IV, mise à l'épreuve. Les hypothèses de départ confrontées aux faits, une proposition de cadre partagé de fiabilité éditoriale, puis les limites assumées et l'agenda de recherche.
En annexe : la méthodologie détaillée et le questionnaire intégral, la liste des entretiens, les tableaux de données, un glossaire, une galerie de cas documentés et la bibliographie.
Comment il a été construit
Trois sources se combinent (annexe A). Un volet quantitatif de 37 réponses au questionnaire. Un volet qualitatif de 17 entretiens et échanges. Un terrain de prospection en Hauts-de-France, qui a produit 88 échanges substantiels dont 46 verbatims exploitables.
Le questionnaire a été conduit entre février et mai 2026, en quatre vagues successives, auprès de grands groupes, de PME et d'indépendants, avec la communication et les relations presse en cœur de cible. Une partie de l'enquête a été administrée en face à face au Com'en Or Day, le 19 mars 2026 (chapitre 5).
Cinq hypothèses, mises à l'épreuve
Le baromètre est construit comme une démonstration. L'avant-propos pose cinq convictions nées de dix ans de terrain, l'étude les confronte aux faits, et une analyse finale fait les comptes au chapitre 19.
- La fiabilité se lit à la source, dans ses métadonnées.
- Après la diffusion, il est trop tard.
- Le risque se construit en amont, le long de la chaîne éditoriale.
- Le besoin est chez celles et ceux qui publient sans filet.
- Au-delà de la robustesse, il faut anticiper la réception.
Quatre ressortent soutenues ou confirmées, la première de façon plus indirecte, aucune n'est contredite. Le terrain a redressé une conviction absente de cette liste : le profil cible, passé de l'analyste à l'agence prescriptrice (chapitre 17).
Quelques repères
Le réflexe de vérifier est là : 92 % des répondants vérifient la provenance d'une donnée avant de l'utiliser (chapitre 10). L'outillage manque : 89 % travaillent sans aucun outil de fact-checking (chapitre 13). Près d'un tiers a déjà connu un incident après diffusion (chapitre 11), et la première friction citée reste le manque de contexte d'une donnée, son périmètre, sa date, sa méthode (chapitre 9).
Chacun de ces résultats mérite mieux qu'une ligne. Nous les reprendrons un par un dans une série d'analyses, qui renverront toutes vers cette page.
Ce que ce baromètre ne dit pas
C'est un échantillon de cadrage, non représentatif au sens statistique. 37 réponses et 17 entretiens, recrutés par approche directe et par réseau professionnel. Les ordres de grandeur et les contrastes francs sont lisibles ; la deuxième décimale ne veut rien dire.
Tout y est déclaratif : on surestime ses bonnes pratiques de vérification, et on sous-déclare ses incidents. Le taux d'incidents est donc un plancher.
Le questionnaire lui-même penche, et l'étude le reconnaît au chapitre 21. Il a été écrit depuis un cadre de fiabilité de la donnée, et aborde plus brièvement la réception sociale d'un contenu : il mesure donc mieux ce qu'il savait déjà chercher. Ce biais oriente la vague suivante.
À qui il s'adresse
Aux responsables communication et relations presse, en entreprise comme en institution, qui engagent la réputation de leur structure à chaque prise de parole. Aux agences, qui produisent pour le compte de clients et doivent défendre leurs recommandations. Aux indépendants, dont la signature est le capital. Et aux chercheurs qui voudront en durcir la méthode : le travail est ouvert, et appelle une vague nationale, un volet sectoriel et une reconduction annuelle (chapitre 21).
L'étude complète
Le document intégral se consulte ci-dessous : méthode détaillée, questionnaire, tableaux de données, galerie de cas, glossaire et bibliographie.
Sources
- OSAD, Baromètre OSAD 2026, juin 2026.
- comenorday.com, Com'en Or Day, 19 mars 2026.
- Illustration : OSAD.