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Sécuriser des contenus avec un laboratoire de recherche

Image de la capsule vidéo OSAD : Antoine Crespin en interview, sous-titre « Il y a eu un match énorme entre OSAD, l'Université de Lille et GERiiCO ».
Image de la capsule vidéo OSAD : Antoine Crespin en interview, sous-titre « Il y a eu un match énorme entre OSAD, l'Université de Lille et GERiiCO ».

Un outil qui note la fiabilité d'une donnée et anticipe la réception d'un contenu prend position sur des questions que des laboratoires travaillent depuis des années. OSAD s'y est adossé plutôt que de les trancher seul.

Une rencontre à l'Université de Lille

Le point de départ est un Veille Lab organisé pour le master VECIS à l'Université de Lille, où le fondateur d'OSAD a rencontré Stéphane Chaudiron, professeur en sciences de l'information et de la communication [1].

La convergence a été immédiate. Ce qui se construisait empiriquement du côté du produit, le laboratoire GERiiCO l'étudie de longue date : l'évaluation des systèmes d'information, les pratiques informationnelles, la fiabilité des sources [1].

La capsule le résume en une phrase : « Il y a eu un match énorme entre OSAD, l'Université de Lille et GERiiCO. »

Trois objets qui ne se traitent pas à l'intuition

Le programme porte sur trois terrains. L'intelligence artificielle elle-même. La réception sociale des contenus, c'est-à-dire ce qu'une audience fait réellement d'une phrase. Et les algorithmes de recherche et de scoring de fiabilité, qui décident de la note qu'une donnée reçoit.

Un axe est déjà public : la simulation de la réception sociale et la calibration des profils à partir de sources publiques [1]. Le terrain est disputé. NVIDIA a ouvert en accès libre un jeu d'un million de personas français ancrés sur le recensement, et une équipe de Columbia met en garde dans le même mouvement : les méthodes actuelles de génération de personas produisent des biais systématiques, ce qui appelle une science rigoureuse de leur construction [2].

Trois axes ont été identifiés à ce stade. Leur détail reste interne pour l'instant, et la capsule le dit sans détour.

Ce qu'un adossement scientifique change pour celui qui publie

La formule employée dans la capsule est celle d'un terreau : « il faut qu'il y ait un terreau de recherche, de R&D, permanent en sciences de l'information et de la communication, et même, de façon plus générale, en sciences humaines et sociales ».

L'enjeu est d'ancrer le produit dans le temps, jusqu'à ce qu'il puisse servir de tampon aux organisations qui l'utilisent. Un tampon vaut ce que vaut la méthode qui le délivre, et cette méthode doit pouvoir être exposée puis discutée. C'est ce qui distingue une note affichée d'un contenu défendable.

Le baromètre le formule sans détour : une profondeur calibrée ne se décrète pas, elle se prouve [1].

Ce que la recherche ne remplace pas

Un programme de recherche fonde une méthode. Il ne décide pas à la place de celui qui publie, et il ne raccourcit pas les trois lectures qu'un contenu traverse avant de sortir : la règle avec le déontologue, le fait avec le fact-checker, la réception avec le message-tester.

Ce qu'il apporte est plus lent et plus durable : la capacité de dire pourquoi l'outil répond ce qu'il répond, et de le défendre devant quelqu'un qui le conteste.

Publiez, le risque en moins.

Sources